Un bureau d'information touristique, ça donne quoi au juste?
Par Renaud Binette
L'accueil dans tous ses états. Voilà le slogan que s'était donné le Congrès des Journées annuelles de l'accueil touristique (JAAT) tenue à Shawinigan en octobre dernier. Pour ma part, ce fut une première participation à ces journées et j’y retournerai en Outaouais l’an prochain, c’est certain. Compte tenu du changement de statut du Bureau d'information touristique de Plessisville, qui passera d’un service saisonnier à un service permanent en l’hiver 2012 et aussi d'un projet de réaménagement de ce même bureau, cette présence aux JAAT était un incontournable pour Tourisme Érable.
Faire vivre des expériences à la clientèle; Le positif et le négatif sur l'utilisation des nouvelles technologies; Des aménagements intelligents; Des projets d'animation et d'accueil novateurs. Voilà tant de sujets pouvant satisfaire notre envie de faire du BIT de Plessisville, un endroit wow qui répond aux besoins de ses clients.
Ce que tous doivent comprendre, c’est que le bureau d’information touristique va plus loin que le simple acte de renseignement. Il devient le porte-parole de la région et la porte d’entrée de la destination. Que l’on mise sur une ambiance haute en technologie ou encore un environnement chaleureux et champêtre rehaussé par des produits régionaux à découvrir et surtout, animé par un personnel courtois, réceptif et passionné de ses produits, le service de renseignement doit informer mais surtout, il devra séduire.
Vous venez de découvrir une partie de la réponse à la question posée à l’amorce de ce billet : «Un bureau d'information touristique, ça donne quoi au juste?» De plus, le ministère du Tourisme du Québec a présenté, lors de ce congrès, les résultats de l’enquête menée en 2010 auprès de 8552 visiteurs (hors population locale et personnes en cours de planification de voyage) de 58 bureaux d’accueil au Québec.
UN BIT ÇA DONNE DES VISITEURS QUI VISITENT PLUS LONGTEMPS ET QUI DÉPENSENT DAVANTAGE
Cette enquête nous apprend qu’un pourcentage des visiteurs qui s’arrêtent dans un bureau d’information touristique risquent de se faire convaincre de demeurer plus, longtemps, de dépenser davantage que prévue ou encore de revenir dans un avenir rapproché. Voici quelques grandes lignes très intéressantes :
- 36% des visiteurs auraient prolongé leur séjour dans la région du lieu d’accueil par rapport à leur planification initiale;
- la prolongation de séjour (dans la région du lieu d’accueil et dans les autres régions) associée à environ 38% des actes de renseignement se traduirait par des dépenses supplémentaires de 32,5 millions de dollars. En extrapolant ces résultats à l’ensemble des lieux d’accueil, on obtiendrait des dépenses additionnelles de près de 100 millions de dollars, soit un PIB au prix du marché de 74,4 millions de dollars.
- 48% des visiteurs auraient prévu effectuer un autre voyage dans la région pour participer à une activité ou pour visiter un attrait suggéré par le préposé.
C’est donc dire que les actes de renseignement, perçus comme étant très banales, ont un impact très significatif sur l’économie d’une région. Attention, on ne dit pas ici que chaque localité devrait avoir son bureau d’accueil touristique pour stimuler l’économie. Non, il faut doser et prendre le temps de bien faire les choses pour s’assurer d’offrir une expérience à ces visiteurs et cette expérience s’amorce souvent lors de la cueillette d’information.
Pour consulter l’enquête complète du ministère du Tourisme du Québec : ICI
