Des œuvres d’art pour célébrer l’histoire intergénérationnelle

Sophie Chabot - oeuvre intergénérationnelles

Six résidents du Centre d’hébergement de Plessisville ont reçu un cadeau bien spécial de la part des jeunes de quatrième secondaire de la polyvalente La Samare. Des portraits, sous forme d’œuvres d’art, ont été créés à partir de photos de jeunesse des aînés et d’un tour d’horizon de leur vie, réalisé avec l’aide de la famille. Le projet « Les portes qui parlent » a permis de rendre un hommage particulier au parcours de ces personnes, en plus de solidifier le lien intergénérationnel.

Pendant dix semaines, 27 jeunes de la polyvalente La Samare de Plessisville ont travaillé sur ces œuvres à travers leur cours d’art plastique. La remise a eu lieu le 4 février 2026 au Centre d’hébergement de Plessisville dans une ambiance touchante et remplie d’exclamations et de sourires. L’initiatrice du projet, Sophie Chabot, souligne que l’histoire des aînés mérite d’être racontée ”car ce sont ces anecdotes réunies qui ont façonné notre histoire collective“. « J’ai eu l’idée de faire ce projet parce que j’étais infirmière dans un CHSLD et il y avait une dame qui avait une vieille photo d’elle dans les années 50. Ça nous a créé de belles conversations, alors je me suis dit que ça ne serait que bénéfique pour les aînés. Nous avons choisi de faire nos œuvres à la manière de l’artiste sherbrookoise, Adèle Blais. Le collage et la peinture, sa technique était juste parfaite pour ce projet », a-t-elle expliqué.

 À travers les tableaux qui ont été remis aux aînés, on retrouve des clins d’œil au métier, aux passions, à la famille et à toutes autres choses qui ont construit la vie de ces résidents. Grâce à des couleurs vivantes et plein de petites images représentatives, cette initiative propose un résultat authentique. Le projet « Les portes qui parlent » prévoit que les aînés affichent l’œuvre sur leur porte de chambre. « Ces œuvres font en sorte que, sans que vous ayez toujours à raconter votre histoire de nouveau, et même si vous n’êtes plus en mesure de la raconter, votre porte pourra continuer de parler pour vous » a soutenu Mme Chabot en s’adressant aux aînés.

L’artiste a souligné l’implication des élèves ainsi que leur sérieux et leur engagement. « Ça nous a permis d’apprendre l’histoire de ces gens-là. À travers ces œuvres, nous avons tenté de représenter les plus beaux moments de leur vie. Ça se voyait dans leurs visages qu’ils étaient heureux de recevoir nos œuvres et de voir le résultat aussi. Nous sommes très fiers », ont exprimé plusieurs jeunes lors de la remise.

C’est avec le sourire aux lèvres que les résidents concernés ont pris un moment pour admirer les créations des jeunes de la polyvalente La Samare. « Je trouve mon œuvre très belle. Ça nous fait chaud au cœur de voir les jeunes faire ce genre de projet pour nous. Il ne faut pas qu’ils nous oublient même si nous sommes âgés », a mentionné une résidente. « Nous sommes très impressionnés de la qualité de l’œuvre, les jeunes ont réussi à trouver les bonnes images pour représenter ma mère. Elle aime beaucoup le théâtre, le golf et les plantes, tout y est. C’est un projet qui fait voir la vie de nos aînés à la jeune génération, puisqu’eux aussi ont déjà été jeunes. C’est beau de voir l’intérêt intergénérationnel dans tout ça », a ajouté la fille d’une aînée ayant reçu une œuvre.

La gestionnaire du Centre d’hébergement de Plessisville, Marie-Pier Roy, soulève que ce projet ravive le sentiment d’appartenance des aînés dans la société et crée un véritable pont entre les générations. « Ce projet est bien plus qu’une exposition de peinture, il représente un hommage sincère au parcours de vie de nos résidents. Ce qui m’a particulièrement touché dans « Les portes qui parlent », c’est la rencontre unique entre deux générations, d’un côté, la créativité de nos jeunes et de l’autre, la richesse des histoires de nos aînés. Lors du recrutement auprès des résidents, j’ai pu constater qu’ils étaient fiers d’être au cœur de cette démarche artistique. C’est une reconnaissance profonde de la vie de ces six résidents et de tout ce qu’ils ont traversé », a-t-elle affirmé.

Des résidents du centre d’hébergement de Lyster et leur famille ont également fait équipe avec des élèves de la Polyvalente La Samare et participé au projet intergénérationnel « Les portes qui parlent ».

L’artiste Sophie Chabot de Saint-Ferdinand avait obtenu une aide financière de la MRC de L’Érable provenant de l’entente de développement culturel 2025 pour la réalisation de ce projet.

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Source : Texte de Marion Carey, lanouvelle.net, 6 février 2026 (Photo : lanouvelle.net)