Un laboratoire au service des producteurs de canneberges d’ici

CRIC - laboratoire

Le Centre de recherche et d’innovation sur la canneberge (CRIC) a inauguré, le 20 mai 2026, son tout nouveau laboratoire de biologie moléculaire. Situé à Notre-Dame-de-Lourdes, cet espace à proximité des producteurs permettra une détection plus rapide des phytoplasmes, une bactérie attaquant de plus en plus les plants de canneberges en Amérique du Nord.

Ayant vu le jour en 2024, le CRIC a investi sur ce nouveau laboratoire pour poursuivre sa mission de proximité avec les producteurs de canneberges de la région. En se dotant d’outils et de technologies, l’indépendance scientifique est une autre fierté pour le Centre de recherche. Il s’agit d’ailleurs d’un projet unique en son genre. « Notre unicité vient du fait que nous travaillons en synergie. L’APCQ (Association des producteurs de canneberges du Québec), le CÉTAQ (Club Environnemental et Technique Atocas Québec) et le CRIC travaillent ensemble. Ça, c’est une synergie qu’on ne retrouve pas ailleurs au Québec. Nous portons la vision du développement, la vision de notre recherche scientifique, mais sans le support de ces gens-là, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Ce qui est bien avec ce principe, c’est que lorsqu’un projet est proposé, tout le monde met l’épaule à la roue. Ce laboratoire permettra de passer à l’action, c’est une source de fierté », a souligné le président du CRIC, Benoit Depot.

Pour détecter des phytoplasmes et autres bactéries
Ce laboratoire a pour objectif de détecter et analyser la présence de bactéries, comme les phytoplasmes, dans les plants de canneberges ou les insectes présents dans ceux-ci, dont la cicadelle. Cette bactérie peut occasionner de la contamination sévère si le plant touché n’est pas arraché rapidement. M. Depot précise que lorsqu’un producteur devait composer avec cette bactérie, les tests devaient être réalisés dans des laboratoires éloignés, ce qui engendrait des délais. « L’objectif, c’est de pouvoir arriver à des diagnostics rapidement, à proximité des agriculteurs, afin de réduire les coûts et les délais, et ainsi gagner en efficacité », a-t-il ajouté.  

Le directeur général et scientifique du CRIC, Didier Labarre, témoigne des dégâts que peuvent causer les phytoplasmes. Il a raconté qu’au New Jersey, des champs complets ont dû être arrachés et que ce fléau dure depuis plusieurs années. « En étant très proactifs, nous pourrons garder le contrôle sur cette bactérie. C’est l’objectif aussi d’être près des producteurs. Le protocole que nous utilisons vient tout juste d’être publié par nos collègues du New Jersey en décembre. C’est une méthode qui est à la fois plus rapide, qui offre une réponse en l’espace d’une heure et qui est aussi plus sensible aux petites quantités », a expliqué M. Labarre.

Des plants et des insectes peuvent être testés dans les nouvelles installations du CRIC. Les outils pourraient ultérieurement être utilisés par l’équipe de biologistes moléculaires pour détecter d’autres types de bactéries.  

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Source : Texte de Marion Carey, lanouvelle.net, 20 mai 2026 

Vignette : L’inauguration du nouveau laboratoire de biologie moléculaire du CRIC s’est déroulée en présence de représentants politiques et de partenaires. (Photo gracieuseté)