
Le 23 juin 2026, ce n’est pas l’alarme incendie, mais l’heure de la retraite qui a sonné pour Serge Carignan qui occupait le poste de chef de division, opérations au Service de sécurité incendie régional de L’Érable (SSIRÉ). Une retraite qui survient après une carrière de 32 ans dans le domaine de l’incendie. “Toute une ride”, comme le dit celui qui a servi pendant 26 ans à Victoriaville et 6 ans au SSIRÉ.
Ce début d’une nouvelle étape de vie a été souligné à la caserne de Plessisville en présence de sa famille, de plusieurs officiers du SSIRÉ, Éric Boucher, Jean-Marc Boucher, Martin Milot, d’ex-collègues de Victoriaville, Luc Girouard, Vincent Gardner, Claude Rivard et l’ex-directeur du service de sécurité incendie de Princeville, Christian Chartier.
« Serge a été, pour notre organisation, l’incarnation de la sagesse, de la gentillesse et du professionnalisme. Par sa façon d’être et de travailler, il nous a tous permis d’évoluer, autant comme humains que comme organisation », exprime le directeur du SSIRÉ, Éric Boucher, reconnaissant qu’il aurait bien aimé qu’il continue encore plusieurs années. « Mais il a maintenant un nouveau travail : s’occuper de sa grande famille et surtout de ses petits-enfants. Trop souvent les incendies et les obligations professionnelles nous ont fait manquer de précieux moments avec eux. Il aura maintenant tout le temps nécessaire pour en rattraper une partie », avance-t-il.
Sur une note plus personnelle, Éric Boucher se dit privilégié d’avoir pu côtoyer au quotidien ce collègue devenu un ami au fil des années. « Je n’oublierai jamais son passage parmi nous ni tout ce qu’il a apporté à notre organisation et aux gens qui ont eu la chance de travailler avec lui. Merci, Serge, et surtout profite pleinement de cette nouvelle étape de vie. Tu l’as amplement méritée. »
Les débuts
C’est en 1993 que tout a commencé pour Serge Carignan que rien ne destinait à ce métier. Serge Carignan n’était pas le petit gars qui rêvait d’être pompier. Loin de là. Son métier, devenu une grande passion pour lui, il le doit à sa conjointe. Serge travaillait alors au centre hospitalier Hôtel-Dieu d’Arthabaska comme préposé aux bénéficiaires. « Ma conjointe a vu un poste affiché de pompier à temps partiel et m’a confié qu’elle me voyait là-dedans puisque j’étais sportif et fonceur », raconte-t-il.
De pompier à officier
Serge Carignan aimait le travail de terrain, l’intervention. « J’aimais le combat. On a toujours ça en dedans », précise-t-il. Mais il a vite compris à l’époque que s’il souhaitait obtenir un emploi à temps plein, il devait viser un poste d’officier. Ce qu’il est devenu en se consacrant à diverses formations. « J’ai alors suivi ma formation de préventionniste, d’instructeur pour donner de la formation et j’ai commencé à être officier remplaçant. C’est ce qui a fait que j’ai pu obtenir en mai 2005 un emploi à temps plein à Sept-Îles », relate-t-il. Son passage sur la Côte-Nord aura toutefois été de courte durée. À peine six mois puisqu’en novembre de la même année, le directeur Arsenault lui offre de revenir à Victoriaville dans un poste permanent en tant que lieutenant à la formation.
Il a contribué au démarrage du centre régional de formation, de même qu’un groupe de pompier 1, la nouvelle formation à ce moment de l’École nationale des pompiers du Québec.
Après le centre de formation, il a contribué aussi, avec des collègues, à la mise en place du centre d’entraînement réalisé avec des conteneurs usagés spécialement aménagés pour proposer aux pompiers différents scénarios.
C’est à Serge Carignan qu’on a aussi confié le mandat de monter l’équipe de sauvetage nautique. En 2013, Serge Carignan a aussi eu l’opportunité de travailler à l’implantation du service de premiers répondants (PR). Le nouveau retraité se réjouit d’avoir apporté sa touche à la formation. Il a de quoi en être fier. « La formation constitue la pierre angulaire pour les pompiers. C’est ce qui fait qu’on travaille de façon sécuritaire et qu’on revient à bon port après une intervention », fait-il valoir.
La MRC de L’Érable
Au début novembre 2020, la vie professionnelle l’amène au Service de sécurité incendie de la région de L’Érable (SSIRÉ). On lui confie le poste de chef de division aux opérations et à la prévention. Il a contribué à la mise en place du service de désincarcération, de même que l’intégration au SSIRÉ des sapeurs de l’ancien service incendie de la Ville de Plessisville et plus récemment de celui de Princeville.
Serge Carignan dit avoir bien apprécié son travail au sein du SSIRÉ. « C’est un grand service, quelque 130 pompiers, plusieurs casernes, une trentaine de véhicules et une belle gang à la direction avec Éric Boucher, Martin Milot et Jean-Marc Boucher. Au début, nous étions quatre permanents, ils en sont maintenant à près d’une dizaine.» Il confie y avoir un peu retrouvé l’ambiance du début à Victoriaville. « Les gars et les filles ne font pas ça pour l’argent, ils le font par passion. Ce sont des gens dévoués et passionnés », exprime-t-il.
Retraite
Après 32 ans, le moment était venu pour lui de passer à autre chose. Le père de quatre garçons, deux pompiers et deux ingénieurs, entend consacrer du temps à sa famille et à ses huit petits-enfants. Sa famille qu’il remercie pour les sacrifices qu’exige le métier.
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Source : Information tirée d’un texte de Claude Thibodeau, lanouvelle.net, 19 août 2026
Vignette : Jean-Marc Boucher, Martin Milot, Serge Carignan et le directeur du SSIRÉ, Éric Boucher. (Photo gracieuseté)
