
Jocelyn Bédard a reçu un méritas pour ses 20 ans au poste de maire de Notre-Dame-de-Lourdes de la part de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Il s’agit d’une distinction qui lui fait chaud au cœur et qui souligne l’implication de l’homme dans sa municipalité. Près d’une quarantaine d’autres élus de la province ont décroché un tel prix lors du congrès annuel de la FQM, en septembre 2025.
Chaque année, la FQM fait le compte des élus qui sont en poste comme conseillers ou maires depuis 20 ans et plus. Ce méritas marque le parcours politique de Jocelyn Bédard, maire de Notre-Dame-de-Lourdes depuis 2005. « Je suis très content d’avoir reçu cette distinction. Pour moi, c’est une récompense. C’est un privilège d’être maire, ce n’est pas un travail pour moi. Lorsque j’ai commencé, je n’avais jamais été maire ou conseiller, j’étais seulement quelqu’un d’impliqué dans la municipalité. J’ai toujours rêvé d’avoir l’occasion d’aider le monde, de rendre service. Donc, être maire c’est le travail idéal. Il ne faut pas oublier que c’est pour aider autrui et non pour la notoriété que tu es là. Le truc, c’est d’être entouré de conseillers et de conseillères qui pensent de la même façon, qui veulent aider eux aussi », a soutenu M. Bédard.
Pour lui, son rôle de maire n’est pas une obligation, mais plutôt un devoir d’entraide. Depuis son plus jeune âge, M. Bédard est impliqué dans divers comités et aspirait déjà à faire évoluer et grandir sa municipalité. C’est maintenant chose faite et un chemin dont il est bien fier d’avoir parcouru aujourd’hui. « À l’âge de 11 ans, je faisais partie de l’Association des jeunes ruraux du Québec à Notre-Dame-de-Lourdes. J’ai toujours fait partie des comités, comme le comité de loisirs, je me suis toujours intéressé à ça. Depuis 2000, j’avais le dépanneur et en 2005 je l’ai vendu. C’était l’année des élections et je n’avais pas du tout pensé à me présenter. Il y a des citoyens qui sont venus me le proposer. Finalement, j’ai été élu. Pour développer une municipalité, c’est selon le nombre de constructions que nous pouvons avoir. Dans ce temps-là, il y avait plus de difficulté à construire des maisons par manque de terrains. Nous avons réussi à nous développer et à utiliser tous les terrains que nous avions à cet effet. Nous sommes passés de 600 à 850 de population. Le plan que j’avais en tête était vraiment de développer et de faire avancer la municipalité », a-t-il expliqué.
Jocelyn Bédard a ajouté que l’évolution de Notre-Dame-de-Lourdes n’aurait pas été aussi possible sans l’équipe municipale en place. Il a mentionné le plaisir qu’il a à travailler avec ses collègues pour le bien de la municipalité. « Je me trouve chanceux d’être ici aujourd’hui. C’est un privilège. Nous avons tous la même vision et nous avons appris à regarder dans un entonnoir à l’envers, par la plus petite ouverture, pour finalement voir plus grand. Avec l’équipe municipale, c’est toujours plaisant. La plus belle chose, pour moi, c’est de voir une municipalité avancer. Dans le temps à Lourdes, c’était plus tranquille. Au fil des ans, nous avons eu des opportunités pour développer une garderie, le rachat du dépanneur et nous venons d’acheter l’église. Nous avons évolué avec un bureau municipal, nous avons arrangé nos rangs et nous avons engagé une travailleuse de milieu. Il n’y a pas une municipalité qui a une telle chose, nous sommes les seuls. Tout ça fait que nous sommes satisfaits du travail que nous avons accompli et nous sommes motivés à continuer », a souligné le maire.
En 20 ans, M. Bédard affirme que plusieurs choses ont changé dans la gestion municipale. Le rôle du maire n’a pas échappé à ce changement. « Les lois et les règlements ont beaucoup changé. Avant, le maire décidait à peu près tout. Aujourd’hui, les maires sont là pour représenter la municipalité et de voir au bon fonctionnement du système municipal dans diverses décisions appliquées par la direction générale. À Notre-Dame-de-Lourdes, tout le monde a mon numéro de téléphone personnel. J’ai des appels le samedi et le dimanche, je suis là pour ça. En étant une plus petite municipalité, nous avons la chance d’avoir cet aspect de proximité avec les citoyens. C’est l’une des raisons pourquoi j’aime être maire », a-t-il dit.
À 67 ans, Jocelyn Bédard "prend ça une année à la fois" pour ce qui est de sa vie en politique. « Je travaille beaucoup avec l’équipe de la municipalité, si elle continue, ça m’encourage aussi à poursuivre. Je dis un énorme merci aux citoyens de m’accorder leur confiance. Je le répète, c’est un privilège pour moi d’être maire. C’est quelque chose que j’ai de gravé sur le cœur. Je suis né ici et j’espère pouvoir finir mes jours ici. Le fait que les gens me fassent confiance pour les représenter et pour les aider, pour moi c’est un cadeau », a-t-il conclu.
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Source : Texte de Marion Carey, lanouvelle.net, 24 décembre 2025.
Vignette : Jocelyn Bédard arbore fièrement le méritas qu’il a reçu de la FQM. (Photo www.lanouvelle.net)
