
L’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ) a confié à la firme Mallette la mise à jour de son étude d’impact économique, un exercice effectué chaque cinq ans. Force est de constater que la canneberge joue un rôle structurant et grandissant dans l’économie du Québec.
Mallette estime que, en 2024, l’industrie de la canneberge soutient 2238 emplois à l’échelle de la province et génère des retombées économiques totalisant 311,2 millions de dollars, dont 233 millions de valeur ajoutée au PIB du Québec. Cela représente un montant bonifié de 84 millions quand on le compare à l’étude d’impact économique produit en 2019.
Parmi cette contribution au PIB, 213,5 millions sont attribuables à la région du Centre-du-Québec. Il faut savoir que 76 % de la production de canneberges est transformée localement, ce qui contribue de manière notable à l’économie provinciale, particulièrement dans la région du Centre-du-Québec.
Un marché d’exportation diversifié
Bien que les États-Unis demeurent le plus important marché d’exportation avec 39 % des exportations, les pays cherchant à s’approvisionner en canneberges canadiennes sont de plus en plus nombreux. Les Pays-Bas sont acquéreurs de 35 % de la canneberge exportée alors que la Chine, la Pologne et l’Allemagne se partagent 13 % des exportations. « Cette diversification géographique renforce la résilience du secteur face aux fluctuations économiques et commerciales », souligne la firme Mallette dans son rapport.
Quelques faits et chiffres
En 2023, le Canada accaparait 28 % de la production mondiale de canneberges, derrière les États-Unis à 69 % et demeure chef de file mondial de la production de canneberges biologiques.
Il s’agit de 61 % de la production canadienne de canneberges qui se fait au Québec, ce qui représente 17 % de la production mondiale.
Les superficies consacrées à la production de canneberges ont connu une croissance moyenne annuelle de 7 % dans les 20 dernières années.
La production de canneberges est transformée localement à la hauteur de 76 %.
Chaque entreprise productrice maintient au moins 30 % de la superficie de ses cannebergières à l’état naturel, favorisant ainsi la préservation des habitats fauniques et floristiques.
Ce sont 1367 emplois directs qui découlent de la production et de la transformation de la canneberge au Québec.
Pour chaque 100 acres de canneberges mis en culture, 18 emplois sont créés ou maintenus.
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Source : Texte publié sur lanouvelle.net, 15 décembre 2025 (Photo Lucie Laroche, photographe)
